Des enfants criminels face à leur verdict au tribunal — des réactions filmées qui bouleversent et interrogent sur la responsabilité, la justice et l’innocence perdue

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Justice face à la jeunesse perdue : les réactions glaçantes d’adolescents condamnés pour des crimes atroces

Le tribunal devient le théâtre de vérités insoutenables lorsque des mineurs, auteurs d’actes d’une brutalité inouïe, entendent leur destin scellé par la loi. Loin des clichés de l’enfance innocente, ces procès révèlent une froideur et une violence qui défient la compréhension, provoquant des réactions souvent théâtrales face à l’ampleur des sentences.

À peine âgé de 15 ans au moment des faits, Matthew Borge a démontré une cruauté méthodique. Jaloux de la relation entre sa petite amie et un adolescent de 16 ans, il a ourdi un plan macabre avec des complices. Leur entrée par effraction dans le domicile de la victime a viré au carnage.

Borge a poignardé sa cible à 72 reprises avant de lui trancher la tête et les mains, jetant le corps dans une rivière du Massachusetts. Découvert des semaines plus tard, le crime a conduit le jeune homme, désormais majeur, devant la justice. Malgré un plaidoyer de non-culpabilité, le verdict est tombé : meurtre au premier degré.

La juge a prononcé une peine de prison à perpétuité, avec une éventuelle libération conditionnelle seulement après trente ans. Matthew Borge, au regard froid et au visage poupin, n’a montré aucune émotion, absorbant une sentence qui le tiendra derrière les barreaux au moins jusqu’en 2050.

Dans l’Iowa, une histoire tout aussi sordide a ébranlé la communauté éducative. Jeremy Goodale et Willard Miller, deux lycéens, n’ont pas supporté une mauvaise note attribuée par leur professeure d’espagnol, Nohema Graber. Leur vengeance a été d’une brutalité calculée.

Ils ont attiré l’enseignante, mère de trois enfants, dans un parc avant de lui fracasser le crâne à coups de batte de baseball. Son corps a été sommairement dissimulé. Les preuves, dont des vêtements tachés de sang et des messages sur les réseaux sociaux, ont accablé les deux adolescents.

Le tribunal a été inflexible. Willard Miller écope de la perpétuité avec une libération conditionnelle possible après 35 ans. Son complice, Jeremy Goodale, reçoit la même peine mais pourra théoriquement prétendre à une libération après 25 ans seulement.

Les drames passionnels prennent aussi une tournure mortelle chez les plus jeunes. Kylie Yuga, 15 ans, a cru rompre avec son petit ami violent, Martis Fuller. Aveuglé par le rejet, ce dernier a préparé une vengeance meurtrière.

Connaissant les lieux, il s’est introduit chez son ex-petite amie et lui a tiré froidement trois balles dans la poitrine et une dans la tête. Il a ensuite grièvement blessé la mère de Kylie, qui a miraculeusement survécu après un coma. Lors de son procès, Fuller a éclaté en sanglots.

Ces larmes tardives n’ont rien changé au verdict. Martis Fuller a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation et condamné à la prison à perpétuité sans aucune possibilité de libération conditionnelle, scellant son sort à jamais.

L’appât du gain et la toxicomanie peuvent aussi transformer des adolescents en prédateurs. Carlos Fernandez et Luis Reyes, âgés de 14 ans, ont forcé le domicile d’une femme de 89 ans pour lui voler ses économies et ses médicaments.

Réveillée par le bruit, la victime a été sauvagement agressée pour l’empêcher d’alerter les secours. Les deux garçons se sont acharnés, allant jusqu’à des actes de torture et des violences sexuelles. Leur procès a été marqué par l’outrage.

Chacun a été condamné à 30 ans de prison suivis de 10 ans de probation. À l’énoncé de sa peine, Luis Reyes a violemment réagi, vociférant des insultes au juge et tentant de se dégager des mains des huissiers, illustrant une absence totale de remords.

Le système judiciaire américain, avec ses possibilités de marchandage, peut parfois aboutir à des peines atténuées. KayAndrea Cook, 18 ans, complice d’un braquage de voiture ayant entraîné une tentative de meurtre, en a fait l’expérience.

Initialement condamnée à 20 ans de prison, sa peine a été réduite à 11 ans après un accord entre ses avocats et le procureur. Elle devra toutefois subir 20 ans de probation. À l’annonce du premier verdict, elle et sa mère présentes dans la salle avaient fondu en larmes.

Certains criminels endurcis semblent invulnérables jusqu’à ce que la réalité de leur condamnation les frappe de plein fouet. Jalil Smith Riley, un gangster de Cincinnati, a tué une jeune femme et grièvement blessé son petit ami lors d’un braquage.

Lors de son procès, il a tenté de jouer les repentis. La stratégie a échoué. Condamné à la perpétuité sans libération conditionnelle, son masque est tombé. Voyant son avenir s’effondrer, il s’est effondré à son tour, en larmes, sur le sol du tribunal.

La mort d’un enfant provoque toujours une onde de choc, surtout lorsque le meurtrier est un adolescent. Dylan Schumaker, 17 ans, devait garder le fils de sa petite amie, âgé de 24 mois. La séance de babysitting a tourné au drame.

L’enfant est mort sous les coups. Au procès, Schumaker a versé des larmes abondantes, clamant son repentir. Mais une conversation téléphonique enregistrée a révélé sa stratégie : pleurer pour attendrir le jury. Il a été reconnu coupable de meurtre au second degré et condamné à 25 ans de ferme.

Le parricide représente l’une des transgressions ultimes. Wrestlin Martin, 17 ans, a commis l’irréparable en Caroline du Nord. Alors que son grand-père de 63 ans dormait, il l’a attaqué à coups de hache, le massacrant sauvagement.

Face à l’horreur des faits, la justice n’a laissé place à aucune clémence. Le jeune homme a écopé de la prison à perpétuité sans la moindre possibilité de libération conditionnelle, une peine rare qui reflète la gravité exceptionnelle de son acte.

Les violences infligées aux plus vulnérables soulèvent une indignation particulière. Erika Maybuts et Shanita Latrice Cunningham, un couple lesbien de Caroline du Sud, se sont vues confier une fillette de 3 ans, Serenity Richardson.

Pendant deux semaines, elles ont torturé la petite fille, la frappant avec une ceinture et un cintre métallique pour des motifs dérisoires. Leur procès a mis en lumière une cruauté inouïe. La juge, sans appel, les a condamnées toutes deux à la perpétuité sans libération conditionnelle.

Enfin, la banalité d’un accident de la route peut cacher une tragédie évitable. Jessica Caroline, 17 ans, a provoqué un accident mortel au Wyoming en conduisant en état d’ébriété avancé et sous l’emprise de produits inhalants.

Deux passagers ont perdu la vie. Contrairement à d’autres, la jeune femme a montré des remords jugés sincères. Sa peine a été significativement réduite par rapport aux réquisitions : elle a été condamnée à 10 ans et demi de prison, une clémence rare dans ce genre d’affaires.

Ces procès, à travers les réactions de terreur, de colère ou de feint repentir des condamnés, dressent un tableau sombre d’une jeunesse capable du pire. Ils interrogent les limites de la justice face à la criminalité juvénile et la capacité de réinsertion après des actes d’une telle barbarie. Les larmes versées dans le box des accusés résonnent comme un écho tragique à celles, bien réelles, des familles des victimes, à jamais brisées.