Analyse ADN : l’identité de Jack l’Éventreur enfin confirmée après 137 ans — et ce n’est pas celui que vous pensiez Après plus d’un siècle de spéculations, une analyse ADN relance l’une des affaires criminelles les plus obsédantes de l’histoire

Londres, ce jour. Une analyse ADN historique vient de désigner le principal suspect dans l’affaire la plus célèbre de l’histoire criminelle, éclairant d’un jour nouveau un mystère vieux de 137 ans. Les preuves génétiques, extraites d’un artefact clé, pointent vers un homme que la police victorienne surveillait déjà à l’époque.

Analyse ADN confirme l’identité de Jack l’Éventreur après 137 ans ce n’est  pas celui que vous p

L’étude, initialement menée en 2016 et publiée par la suite, s’est concentrée sur un châle longtemps controversé, lié à la scène du meurtre de Catherine Eddowes, quatrième victime canonique de Jack l’Éventreur. Les chercheurs y ont identifié du sang de la victime et des traces de matériel biologique masculin.

L’ADN mitochondrial, particulièrement résistant, a été comparé à celui de descendants des familles concernées. Les résultats indiqueraient une correspondance avec Aaron Kosminski, un immigrant polonais de 23 ans vivant à Whitechapel en 1888. Ce nom figurait déjà dans les notes confidentielles des plus hauts responsables de l’enquête.

126 ans après, Jack l'éventreur démasqué par l'ADN

L’inspecteur en chef Donald Swanson avait annoté en marge d’un rapport que le tueur était “Kosminski”, un homme interné par la suite. Le chef de la police Melville Macnaghten le décrivait comme ayant de fortes tendances homicides et une haine des femmes. Sa mise à l’asile coïncide avec la fin des meurtres.

Kosminski, coiffeur de profession, était décrit comme souffrant de graves troubles mentaux, probablement une schizophrénie paranoïde. Il éprouvait une hostilité marquée envers les femmes et vivait au cœur du district où les cinq meurtres ont été perpétrés. La police le connaissait donc, sans pouvoir le confondre.

Trahi par son ADN, Jack l'éventreur enfin démasqué - ICI

L’environnement de Whitechapel en 1888 offrait une couverture idéale. Surpeuplé, plongé dans un brouillard industriel constant, le quartier était un labyrinthe de ruelles sombres. La misère extrême et l’absence de tout filet social rendaient les femmes vulnérables et difficiles à protéger.

La police, dépourvue des outils scientifiques modernes, était submergée. Les scènes de crime étaient souvent contaminées par des badauds et des journalistes. Le seul indice écrit, un graffiti faisant référence aux “Juifs”, fut effacé par crainte de pogroms, détruisant une preuve potentielle.

La légende naquit véritablement avec l’arrivée de lettres signées “Jack l’Éventreur”, dont la fameuse “Dear Boss”. Bien que probablement des faux médiatiques, elles transformèrent le criminel en une figure spectrale, détournant l’attention vers des suspects fantaisistes comme des aristocrates ou des chirurgiens.

Pendant ce temps, le suspect identifié aujourd’hui évoluait dans l’ombre. La combinaison des preuves est troublante : la chronologie, les notes policières secrètes et maintenant une correspondance ADN convergent toutes vers Aaron Kosminski. Le système judiciaire de l’époque l’avait sous les yeux sans pouvoir l’arrêter.

Cependant, la conclusion n’est pas sans controverse scientifique majeure. Le châle a été manipulé librement pendant plus d’un siècle, risquant une contamination irrémédiable. L’ADN mitochondrial est partagé par toute une lignée familiale, il ne peut désigner un individu unique de manière absolue.

La revue ayant publié l’étude a d’ailleurs émis une “expression de préoccupation”, soulignant que les interprétations pourraient être moins solides qu’elles n’y paraissent. De nombreux experts en génétique historique appellent à une extrême prudence, arguant que la preuve est trop dégradée pour être concluante.

Ainsi, l’énigme ultime persiste. La science moderne offre un nom, Aaron Kosminski, qui cadre parfaitement avec le profil et les archives. Mais les limites des preuves disponibles, après tant d’années, empêchent peut-être à jamais une certitude absolue. Le fantôme de Whitechapel conserve une part de son mystère.

La véritable révélation réside peut-être moins dans l’identité du tueur que dans l’échec systémique à le stopper. Un homme déjà fiché pour sa dangerosité, vivant au centre de la zone des crimes, a pu agir en toute impunité dans le chaos d’une Londres victorienne inégalitaire et surpeuplée.

De nouveaux tests ADN confirment l'identité de Jack l'Éventreur après 137  ans, et ce n'est pas - YouTube

L’affaire Jack l’Éventreur bascule donc du mythe à une tragédie humaine plus complexe. Elle met en lumière les failles d’une société et les limites de la police face à un crime sériel naissant. Le nom d’Aaron Kosminski restera à jamais attaché au dossier, comme le suspect le plus probable, dans l’attente d’une preuve impossible.