Mel Gibson Évoque La Bible Éthiopienne… Une Vision Méconnue De Jésus Qui Intrigue Le Monde ✝️

Rome, Italie – Dans les studios Cinecittà de Rome, Mel Gibson est en train de réaliser ce qu’il présente comme le film le plus important de sa carrière, un projet qui promet de bouleverser les représentations traditionnelles de Jésus-Christ en puisant dans des manuscrits bibliques orthodoxes éthiopiens interdits pendant des siècles.

La production, officiellement intitulée “La Résurrection du Christ”, est divisée en deux parties et distribuée par Lionsgate. Avec un budget estimé à 100 millions de dollars, le tournage a commencé. La première partie est prévue pour le Vendredi Saint 2027, suivie de la seconde quarante jours plus tard, le jour de l’Ascension.

Mel Gibson: «La suite de La Passion du Christ ? La Résurrection»

Gibson a décrit une vision cinématographique sans précédent. Il ne suivra pas une narration linéaire, mais entremêlera la résurrection avec des événements à travers le temps et différents univers. “Il faut aller en enfer”, a-t-il déclaré, évoquant une descente du Christ à travers d’autres royaumes et la chute des anges.

Cette représentation trouve un écho troublant dans des textes anciens préservés uniquement par l’Église orthodoxe éthiopienne. La Bible éthiopienne, contenant jusqu’à 88 livres contre 66 dans la Bible protestante, inclut des écrits comme le Livre d’Hénoch et l’Ascension d’Isaïe.

Ces textes, rejetés par les conciles occidentaux dès le IVe siècle, dépeignent un Christ radicalement différent. Il n’est pas seulement le bon berger, mais un être cosmique d’une autorité terrifiante, “le Seigneur de l’Univers”. Sa description physique, avec des cheveux blancs comme la laine et des yeux de flamme, correspond mot pour mot à des passages de l’Apocalypse.

Le concile de Laodicée et la prière aux anges – Par la foi

Le Dr George Nickelsburg, auteur du commentaire de référence sur Hénoch, affirme que les parallèles sont frappants. L’auteur de l’Apocalypse puisait directement dans cette tradition, sans inventer. L’épître de Jude cite même Hénoch comme une prophétie faisant autorité.

Pendant près de 1700 ans, ces écrits ont été délibérément dissimulés. Le Concile de Laodicée en 363 après J.-C. les a rejetés, jugés trop dangereux pour les croyants ordinaires. Des copies ont été détruites dans le but de centraliser l’autorité religieuse et le pouvoir.

L’isolement géographique de l’Éthiopie a permis leur survie. Dans des monastères perchés sur des falaises, accessibles seulement par corde, des générations de moines ont copié ces manuscrits à la main, préservant ce qu’ils considéraient comme la révélation divine originelle.

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L’Ascension d’Isaïe, datant du Ier ou IIe siècle, décrit un voyage du prophète à travers sept cieux. Elle détaille aussi la descente du Christ, qui voile volontairement sa divinité à chaque niveau céleste pour s’incarner en Jésus de Nazareth.

Cette vision fait de la crucifixion une rupture cosmique et de la résurrection la restauration totale de la gloire divine. Les miracles y sont présentés non comme de simples actes de bonté, mais comme des restaurations de l’ordre cosmique par la Parole vivante.

Gibson, qui avait révolutionné le genre avec “La Passion du Christ” en 2004, affirme travailler depuis vingt ans sur cette suite. Il a révélé travailler à partir de deux scénarios : l’un traditionnel, l’autre “comme une expérience psychédélique”.

La convergence entre le projet du cinéaste et les textes éthiopiens est indéniable. Si le film reste fidèle à sa vision, les spectateurs rencontreront un Christ plus proche de la tradition éthiopienne que de l’iconographie occidentale édulcorée.

Gioan đảo Patmos – Wikipedia tiếng Việt

Des experts comme le Dr Getatchew Haile ont passé des décennies à étudier ces manuscrits en guèze, l’ancienne langue liturgique éthiopienne. Ils affirment qu’il s’agit de documents chrétiens fondamentaux, et non de simples curiosités régionales.

La découverte des Évangiles de Garima, parmi les plus anciens manuscrits enluminés au monde, prouve l’existence d’une tradition intellectuelle et artistique sophistiquée en Éthiopie dès le IVe siècle, contemporaine de l’empire romain.

Les implications théologiques sont profondes. Ces textes suggèrent que le divin réside déjà en chaque être humain, “enfant de lumière”. Une idée qui remettait en cause la nécessité d’une médiation institutionnelle exclusive pour le salut.

Aujourd’hui, le travail de numérisation et de recherche permet au monde de redécouvrir ces écrits. Le film de Gibson, événement cinématographique majeur, pourrait servir de catalyseur pour une reconsidération historique et théologique à l’échelle mondiale.

Les moines éthiopiens, gardiens anonymes de cette tradition pendant dix-sept siècles, n’auraient jamais imaginé qu’un cinéaste hollywoodien donnerait une voix mondiale à leurs paroles. Leur héritage, préservé dans l’obscurité, arrive maintenant à la lumière.

La question demeure : si une version aussi puissante du Christ a pu être cachée, quels autres textes reposent dans les bibliothèques des monastères, attendant d’être redécouverts ? Le film de 2027 ne sera peut-être que le début d’une révélation bien plus vaste.