Une découverte génétique ébranle les fondements de l’égyptologie et révèle la tragique réalité derrière le masque d’or.
Les tests ADN effectués sur les fœtus momifiés découverts dans la tombe de Toutankhamon ont livré un secret royal que les pharaons ont tenté d’effacer de l’histoire. Cette révélation réécrit complètement la fin de la XVIIIe dynastie.
L’analyse confirme que les deux fœtus féminins sont bien les filles du jeune pharaon. Leur état suggère des grossesses interrompues à cinq et neuf mois, une tragédie personnelle au cœur du faste funéraire. Mais l’enquête génétique ne s’est pas arrêtée à cette simple filiation.
Les scientifiques ont comparé ces profils ADN à ceux d’autres momies royales, dont celle trouvée dans la tombe KV55, identifiée comme étant Akhenaton, le père hérétique de Toutankhamon. Les résultats ont exposé une vérité bien plus sombre sur les origines du roi.
La mère de Toutankhamon a été identifiée comme la “Jeune Dame” de la tombe KV35. Son ADN prouve qu’elle était à la fois la fille d’Amenhotep III et de la reine Tiyi, et la sœur d’Akhenaton. Le pharaon est donc le produit d’une union incestueuse entre frère et sœur.
Cette consanguinité extrême explique les multiples pathologies dont souffrait Toutankhamon. Le pied bot, la scoliose, la fente palatine et la nécrose osseuse étaient les manifestations d’un lourd fardeau génétique. Il marchait avec des cannes et vivait dans une douleur chronique.
Les fœtus portaient eux aussi des marques de ces anomalies, confirmant que les unions consanguines répétées avaient rendu la lignée incapable de produire un héritier viable. La dynastie s’est éteinte biologiquement, condamnée par ses propres traditions matrimoniales.
Cette découverte offre une lecture nouvelle et clinique de l’art amarnien. Les représentations aux corps allongés et aux traits androgynes d’Akhenaton et de sa famille ne seraient pas un simple style, mais un reflet réaliste de leurs déformations génétiques.
La mort de Toutankhamon à 19 ans apparaît sous un jour différent. Affaibli génétiquement, une fracture sévère à la jambe et un cas de paludisme ont créé une “tempête parfaite” mortelle. Ce n’était ni un meurtre ni un accident héroïque, mais l’effondrement d’un organisme fragile.
Après sa mort, la campagne de damnatio memoriae menée contre Akhenaton et son époque prend une dimension nouvelle. Il ne s’agissait peut-être pas seulement d’effacer une hérésie religieuse, mais aussi la mémoire d’une lignée perçue comme génétiquement défectueuse et impure.
Les deux petits cercueils en bois, longtemps négligés au profit de l’or, se révèlent être les clés de la plus grande tragédie de l’Égypte ancienne. Ils contenaient la preuve que la malédiction des pharaons n’était pas surnaturelle, mais bien inscrite dans leur propre sang.
Cette révélation transforme l’image de Toutankhamon. Derrière le masque d’or se cachait un jeune homme handicapé, souffrant, et piégé par un destin biologique scellé à sa conception. Sa tombe n’était pas celle d’un dieu puissant, mais le mausolée d’une dynastie en pleine dégénérescence.
L’étude, menée sous l’égide de Zahi Hawass en 2010, a surmonté d’immenses défis techniques pour extraire de l’ADN ancien non contaminé. Ses conclusions, bien que débattues, fournissent l’explication la plus cohérente à l’effondrement soudain d’une des lignées les plus puissantes de l’histoire.
La vérité est finalement sortie du laboratoire, et non du sable. Elle peint le portrait d’un roi enfant dont la vie brève et douloureuse fut le dernier chapitre d’une famille royale détruite par sa propre quête de pureté divine. Le secret est désormais révélé.
