156 sous-marins nazis auraient été dissimulés après la guerre… et les découvertes récentes troublent les historiens ⚓📜 À la fin de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux U-Boote allemands ont officiellement été détruits ou capturés.

La capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945, n’a pas immédiatement mis fin à l’activité de ses redoutables sous-marins. Plus de 150 U-Boote erraient encore dans les océans, leurs équipages souvent ignorants de la défaite. L’amiral Dönitz ordonna leur reddition immédiate, un événement qui allait livrer aux Alliés des découvertes aussi précieuses que choquantes.

Alors que de nombreux commandants sabordèrent leurs bâtiments pour éviter la capture, 156 U-Boote intacts se rendirent aux forces britanniques et américaines. Des équipes d’abordage se précipitèrent à bord, saisissant machines Enigma, codes et journaux de bord. Ils s’attendaient à l’équipement standard d’un sous-marin de guerre, mais certaines découvertes dépassèrent toutes les attentes.

Les ingénieurs alliés furent stupéfaits par les innovations des modèles les plus récents, comme les Type XXI “Elektroboot”. Leurs coques hydrodynamiques, leurs batteries capacitives et leurs schnorchels étaient en avance de plusieurs années. Ces technologies allaient profondément influencer la conception des sous-marins d’après-guerre.

Le choc fut cependant total avec l’inspection de l’U-234, un gigantesque sous-marin de transport. Sa cargaison secrète, destinée au Japon, comprenait un avion à réaction Messerschmitt Me 262 démonté, des plans techniques et des armes guidées. Mais l’élément le plus saisissant était 550 kg d’oxyde d’uranium.

Cette matière, destinée au programme de recherche nucléaire japonais, prouvait que le Reich tentait, à ses derniers instants, d’exporter des matériaux atomiques. La découverte fut immédiatement classée secret de défense. Le sort de cette uranée reste nébuleux, alimentant des spéculations sur son éventuelle utilisation par le projet Manhattan.

La reddition tardive de deux autres sous-marins, l’U-530 et l’U-977, en Argentine, déclencha une vague de rumeurs extravagantes. On évoqua la fuite de hauts dignitaires nazis, voire d’Hitler, ou le transport de trésors. Les inspections et interrogatoires révélèrent une réalité plus triviale : aucun passager secret, aucun trésor, seulement des équipages cherchant asile.

Face à cette flotte capturée, les Alliés lancèrent l’opération “Deadlight”. Entre novembre 1945 et février 1946, la Royal Navy remorqua plus d’une centaine d’U-Boote au large de l’Irlande pour les couler. Les mers hivernales et le mauvais état des coques en envoyèrent 56 par le fond avant même la zone prévue.

Trente exemplaires furent épargnés et partagés entre les puissances victorieuses pour étude. L’URSS s’en inspira directement pour ses premiers sous-marins d’après-guerre. Les autres furent méthodiquement détruits par des tirs de canon ou des charges explosives, mettant un terme définitif à la menace sous-marine du IIIe Reich.

Aujourd’hui, les épaves de l’opération Deadlight gisent dans les abysses, formant un sinistre cimetière. Des explorateurs les redécouvrent peu à peu, capsules temporelles rouillées mais intactes. Quelques rescapés, comme l’U-505 à Chicago ou l’U-995 en Allemagne, servent de musées flottants.

La saga finale des U-Boote nazis est ainsi passée de la destruction à la révélation. Elle expose l’ampleur de l’effort technologique allemand et la précarité de la victoire alliée, qui aurait pu être compromise par le transfert de secrets capitaux. Les océans, qui furent leur terrain de chasse, sont devenus leur dernière tombe et le gardien de leurs ultimes mystères.

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