Découverte de l’ADN de Richard III : la révélation scientifique de 2025 qui bouleverse cinq siècles d’histoire

Une analyse génétique théorique de 2025, explorant les données de la découverte de 2012, pourrait localiser une rupture de paternité au cœur même de la revendication au trône de la Maison d’York. Ce scénario spéculatif, débattu par les experts, suggère que la lignée masculine de Richard III et de son frère Édouard IV n’était pas celle des Plantagenêts.

L’ADN mitochondrial du squelette exhumé à Leicester correspondait parfaitement en 2013 à celui d’un descendant vivant de sa sœur, Anne d’York. Cette preuve maternelle fut jugée suffisante pour identifier formellement les restes comme ceux du dernier roi Plantagenêt. La découverte fut saluée comme un triomphe archéologique et historique.

Pourtant, un second test ADN, passé sous silence dans les grands titres, avait échoué. Le chromosome Y du roi, transmis de père en fils, ne correspondait pas à celui des descendants masculins modernes d’Édouard III. Une rupture dans la lignée paternelle était incontestable, mais son emplacement restait un mystère.

L’étude originale de 2014 évoquait prudemment un “événement de fausse paternité” survenu quelque part au cours de 19 générations. Elle présentait deux hypothèses : une rupture survenue après Richard III, ou une rupture survenue avant lui. La seconde option était politiquement explosive.

Si la rupture était antérieure à Richard III, cela signifierait que lui et son frère Édouard IV ne descendaient pas biologiquement, par la lignée mâle, de la maison royale des Plantagenêts. Leur revendication génétique au trône, fondement des guerres des Roses, s’effondrerait.

Pendant une décennie, cette question est restée en suspens, faute de moyens techniques pour dater précisément la rupture. Les outils de 2014 ne permettaient pas de déterminer si le chromosome Y de Richard ou celui des Somerset était l’original.

Le modèle spéculatif de réanalyse de 2025 change la donne. En imaginant l’application des toutes dernières technologies de séquençage longue lecture sur l’ADN ancien, il propose un scénario théorique pour trancher. L’idée centrale est de comparer les chromosomes Y avec un troisième point de référence.

Richard III : un « cold case » résolu par l'ADN

Ce point de référence hypothétique serait un descendant masculin direct vérifié d’avant toute rupture possible, comme Jean de Gand, fils d’Édouard III. Dans ce cadre de modélisation, les résultats théoriques sont sans appel : l’ADN de Jean de Gand s’alignerait avec la lignée Somerset.

Cette corrélation théorique identifierait donc la lignée Somerset comme portant le vrai chromosome Y Plantagenêt. La rupture se serait alors produite dans la propre lignée de Richard III. La modélisation situe l’événement à la génération de son père, Richard d’York, ou de son grand-père.

Cette conclusion spéculative donne un poids nouveau à une rumeur vieille de cinq siècles. Les ennemis Lancastriens accusaient en effet Cécile Neville, mère de Richard d’York, d’adultère. Longtemps considérée comme de la propagande, cette accusation retrouve une crédibilité troublante dans ce modèle.

Si ce scénario alternatif se vérifiait un jour, les implications sont profondes. Édouard IV et Richard III n’auraient pas eu le sang Plantagenêt dans les veines, selon les critères patrilinéaires de leur époque. Les batailles sanglantes de la guerre des Roses auraient été menées pour une légitimité biologique fictive.

L’ironie est cruelle. Richard III avait destitué ses neveux, les “Princes de la Tour”, en invoquant l’illégitimité du mariage de leurs parents. Ce modèle suggère que sa propre légitimité génétique était compromise depuis deux générations.

Cela ne réécrit pas l’histoire politique. Les batailles ont eu lieu, les rois ont régné. Mais cela ébranle la mythologie dynastique sur laquelle ils fondaient leur pouvoir. La rose blanche d’York, symbole d’un droit supérieur, aurait été taillée dans une branche génétiquement différente.

Richard III : le squelette du roi d'Angleterre disparu depuis 500 ans  révèle ses secrets - Geo.fr

La découverte sous le parking révèle désormais une dualité. Les ossements et l’ADN mitochondrial confirment l’identité de l’homme. Le chromosome Y, dans cette interprétation théorique, raconte une histoire secrète d’usurpation involontaire au plus haut niveau de la noblesse.

Cette affaire dépasse le cas d’un seul roi. Elle pose une question fondamentale : jusqu’où la génétique moderne, réelle ou modélisée, doit-elle redéfinir notre compréhension de la légitimité historique ? Si une dynastie aussi célèbre peut être concernée, combien d’autres lignées pourraient vaciller ?

Richard III : un « cold case » résolu par l'ADN

Le mystère de 2014 n’est pas résolu ; il s’est transformé. Il n’est plus seulement une question d’identification, mais de légitimité profonde. L’homme sous le parking était bien Richard III. Mais le roi qui est mort à Bosworth, dans ce scénario, portait peut-être un secret capable de fissurer les fondations de son propre règne.